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EDUCATION ET GUERRE AU LIBAN

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Ahmad A. AL ALAMI EL SABEH

 

Univ.

Paris VIII

Spéc.

Education

Dip.

Année

#Pages

D.N.R

1990

388

 

L’auteur de cette thèse se propose de répondre à deux principales questions:

  1. Quelle est la part que le pluralisme éducatif, en vigueur au Liban, a eu dans les  évènements qui ont bouleversé le pays dans la guerre civile?
  2.  Quelles sont les répercussions de cette guerre sur le système éducatif Libanais .

L’auteur considère le Liban comme un congrégat de communautés minoritaires qui ont trouvé dans le sol libanais une terre de refuge. Le sentiment d’appartenance des individus et des familles, est avant tout un sentiment d’appartenance à la communauté religieuse, la confession, qui, elle, cherche à se consolider civilement (reconnaissance de l’état du statut civil des individus et des tribunaux communautaires) et idéologiquement, et ce, principalement, à travers les institutions pédagogiques de ces communautés dans leurs différents niveaux. L’analyse de deux manuels d’instructions civiques admis dans deux écoles. L’une chrétienne, l’autre musulman, à montré l’existence de deux  idéologies hétérogènes. Un questionnaire posé aux élèves de ces établissements a montré une divergence relative aux questions essentielles qui se posent au pays. L’auteur en a conclu que plus que les autres facteurs, celui de l’appartenance communautaire est le facteur de différenciation le plus déterminant. Cette enquête, corroborée par l’appartenance communautaire des parties en conflist et de coalition, a permis à l’auteur de conclure que l’appartenance communautaire était l’un des principaux facteurs qui ont conduit le Liban à la guerre civile.

Quant aux répercussions de la guerre sur l’enseignement et l’éducation, l’auteur a montré que l’enseignement public, durant  la guerre, a été à l’image de l’état : presque complètement disloqué laissant libre court à l’enseignement privé communautaire, sous le contrôle des milices. Le pluralisme a fini par donner lieu à l’éclatement à tous les niveaux de l’enseignement,  consolidant ainsi le pluralisme confessionnel.

Le salut du Liban , conclut l’auteur, ne naître qu’à travers l’unification des institutions de l’enseignement et de leur laicisation. Seul un enseignement laïc est en mesure de reconstituer l’unité nationale et rendre au pays son âme pour servir de trait d’union entre l’orient et l’occident.