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HISTOIRE DE L’ENSEIGNEMENT SCONDAIRE AU LIBAN , 1856 – 1970

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Hassan Y. BAZZI

             

Univ.

Lille III

Spéc.

Education Comparée

Dip.

Année

#Pages

D.E.

1987

565

 

L’idée principale soutenue par l’auteur de cette    thèse est la  supérioritédu niveau des écoles secondaires privées confessionnelles, partticulièrement celles des maronites et des catholiques, et , à un degré moindre, celles des écoles secondaires nationales privées , à celles des écoles secondaires du secteur public. Pour expliquer ce  constat, l’auteur remonte à l’histoire de la période qui a vu la fondation  des écoles privées confessionnelles, de loin antérieures aux écoles officielles. Le liban actuel faisait partie de l’empire ottoman . Il regroupait un ensemble de minorités religieuses musulmanes et chrétiennes. L’empire ottoman était à son crépuscule au XIX siècle et les pays  ropéens, principalement la France, cherchaient à mettre la main sur les pays rattachés à cet empire. Or les maronites du mont liban, qui jouissaient  depuis des siècles de la protection et de l’affection de la France et du saint siège, ont été à l’origine de la concession de la “sublime porte”qui donna aux minorités libanaises le droit de fonder leurs écoles (c’était en 1856) et c’était les maronites qui en profitaient particulièrement . Leurs écoles ont pu donc profiter du renouveau de la science et de la culture francaises et elles n’ont cessé d’augmenter en nombre et de profiter de la bonne organisation académique lors du mandat francais laissant loin derrière elles les écoles publiques qui ont vu le jour après l’indépendance : c’était “des écoles pauvres pour les pauvres”.

Même les écoles nationales privées avaient recours aux différents pays europées motivés par des raisons politiques ou d’affinités confesionnelles . Or l’élite au pouvoir au liban était formée dans ces écoles privées chrétiennes et cela explique le manque d’intérêt des autorités libanaises longtemps aprés l’indépendance, vis à vis des écoles publiques , l’auteur de cette thèse exhorte les autorités libanaises : cet état de chose ne saurait continuer et la même chance doit  être donnée à tous les libanais dans un liban vraiment indépendant.