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Approche Globale pour la Conception des Technologies Alternatives en Assainissement Pluvial Iintegrées à l’Aménagement

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Elham A. AL FAKIH

 

Univ.

Lyon I/C.Bernard

Spéc.

Génie Civil/Scs.de la Conception

Dip/D.N.R.

Anneé/1991

# Pages/261

 

Les technologies alternatives sont des nouvelles solutions de l’assainissement pluvial. Régulatrices et décentralisatrices, elles combinent stockage et infiltration afin d’amortir les débits reuisselés dus à l’augmentation de l’urbanisation.

Dans ce mémoire, nous avons mis en évidence la triple complexité de ces techniques : structurelle, phénoménale et fonctionnelle.

L’assainissement traditionnel est basé sur un principe simple d’évacuer le plus loin et le plus vite possible les eaux pluviales. Il est assuré par des réseaux de conduites qui collectent rapidement l’eau ruisselée d’une zone pour la rejeter en un point : l’exutoire. La généralisation de ces réseaux remonte aux XIX siècle ; elle reflète, naturellement, les concepts de l’époque, principalement la centralisation.

Trois facteurs mettent actuellement en cause la qualité du service rendu par cette technique

1. L’augmentation permanentes des débits engendrés par l’urbanisation toujours croissante, entraîne la saturation, voire le débordement des réseaux existants.

2. L’eau ruisselée et collectée rapidement est chargée de matières polluantes que le réseau concentre au droit du rejet (ou du lieu de débordement).

3. Le degré de protection est assez limité, si toute l’eau ruisselée doit être draînée uniquement par des conduites.

La réponse traditionnelle à ces problèmes, par la restructuration des réseaux et la multiplication des ouvrages de traitement, est inenvisageable techniquement et économiquement.

D’autres solutions sont connues aujourd’hui ; elles peuvent être classées en deux types:

1. La gestion automatique des réseaux et des ouvrages de rétention associés.

2. Les nouvelles techniques, appelées technologies alternatives.

L’études que nous présentons concerne ces dernières.

Le principe des technologies alternatives s’oppose à celui des réseaux. En effet, l’eau pluviale est retenue pour être évacuée lentement vers plusieurs rejets. Ces techniques décentralisatrices sont assurées par des ouvrages de stockage et/ou d’infiltration mais aussi par la forme de l’aménagement. Elles résolvent certes des problèmes (sécurité, souplesse de la gestion des eaux pluviales…), en revanche, elles en posent d’autres.

Dans la première partie de ce mémoire, nous situons ces techniques dans leurs contextes spatio-temporel et culturel ; nous les décrivons et définissons les actions nécessaires à leur compréhension (en vue d’une meilleure appréhension).

Dans la deuxième partie, nous proposons une méthode d’aide à la conception et au choix de ces techniques, qui prend en compte leur spécificité.

Enfin dans la troisième partie, nous présentons, en application de cette méthode : les spécifications d’un outil informatique, et son étude fonctionnelle, ainsi qu’une étude d’un cas réel d’aménagement.